Après la visite du pape Léon en France
Et toi, quand tu seras revenu, affermis tes frères dans la foi. Ces paroles que Jésus a adressées à Saint Pierre, nous les avons vécues avec son successeur, Léon XIV. Il est venu nous affermir dans la foi ; il nous a réunis et unis à Jésus ; il nous a communiqué cette paix qui habite son cœur et rayonne dans son regard et ses gestes. Notre foi en ressort revigorée, vivifiée.
Visiblement le Peuple de Dieu qui est en France était heureux de l’accueillir : ferveur et joie sont les deux mots qui rendent le mieux compte de l’atmosphère régnante en sa présence. Nous avons pu être touchés par son humilité et sa douceur : comment mieux exprimer que cela le fait d’être le doux Christ sur la terre ? Ce qui n’exclut pas la fermeté de son message : la vérité ne peut, ne doit, pas être tue.
Le Pape est rentré à Rome mais demeure la communion avec lui, elle existait déjà mais maintenant elle a pris davantage chair dans notre pays et dans nos vies. Le Pape est rentré à Rome mais nous gardons toutes ses paroles comme autant d’invitations : les discours, les homélies, les petits mots qu’il nous a adressés spécialement à nous catholiques français. Nous aurons à cœur de les relire, de les méditer, de les approfondir. Voici ses dernières paroles dans l’avion : « Lorsque l’Église parle de défendre la vie, lorsqu’elle aborde des questions de doctrine sociale, nous n’entrons pas dans le domaine politique, nous appliquons l’Évangile à la vie des gens. Je me suis rendu en France avant tout pour prêcher l’Évangile, pour annoncer la Bonne Nouvelle, pour réaffirmer ce que Jésus-Christ lui-même dit lorsqu’il déclare : “Je suis le chemin, la vérité et la vie“, c’est-à-dire pour proclamer la vérité que Jésus nous offre. L’Église parle beaucoup de l’exclusion et parle aussi de justice. Elle invite, encourage, cherche à éveiller en chacun la capacité de réagir avec davantage d’humanité, d’être véritablement sensible à la douleur et à la souffrance d’autrui. » .
Abbé Pierre PEYRET